Traumatisme et TSPT* : quand le passé continue de réagir dans le présent
Note : ce texte ne remplace pas une évaluation professionnelle, un avis médical ou un avis juridique. Pour les situations de danger immédiat, composez le 9-1-1.
*TSPT : Trouble de Stress Post-Traumatique

Après un traumatisme, il arrive que le danger soit terminé, mais que le corps et le cerveau continuent de réagir comme s’il était encore présent.
Une odeur, un ton de voix, un bruit, un lieu ou une date peuvent réveiller une alarme intérieure très forte.
Ces réactions peuvent être difficiles à comprendre. La personne peut se dire : “Je devrais être passée à autre chose.”
Pourtant, les réactions traumatiques ne sont pas un manque de volonté.
Elles sont souvent des stratégies de survie qui se sont développées dans une situation où la sécurité a été menacée.
Le traumatisme ou le TSPT ne se limitent pas à un seul type d’événement
Un traumatisme peut venir d’un événement unique, comme
une agression,
un accident,
une catastrophe,
une menace
ou une perte violente.
Il peut aussi venir d’expériences répétées :
violence conjugale,
abus,
négligence,
intimidation,
exposition à la peur
ou instabilité prolongée.
Ce qui compte n’est pas seulement l’événement lui-même, mais l’impact sur la personne :
sentiment d’impuissance,
peur intense,
perte de sécurité,
impression que le corps ne peut plus se détendre.
Signes possibles de TSPT ou de réactions traumatiques
Les signes peuvent inclure
des flashbacks,
des cauchemars,
des souvenirs intrusifs,
de l’évitement,
de l’hypervigilance,
des sursauts faciles,
de l’irritabilité,
des troubles du sommeil,
de la difficulté à faire confiance
ou le sentiment d’être déconnecté de soi.
Certaines personnes revivent la scène clairement. D’autres ressentent surtout des sensations corporelles : cœur qui bat vite, boule dans la gorge, tension, envie de fuir, figement ou colère soudaine.

Pourquoi le corps reste en alerte
Le système de protection du corps peut rester très sensible après un danger. Il cherche à prévenir une nouvelle blessure. C’est utile pendant la menace, mais épuisant quand l’alarme continue de sonner dans la vie quotidienne.
Comprendre cela peut réduire la honte. La personne n’est pas “trop sensible”. Son corps tente de la protéger, même si cette protection devient lourde.
Ce qui peut aider maintenant
Quand une réaction traumatique monte, revenir au présent peut aider : sentir les pieds au sol, regarder autour de soi et nommer cinq choses visibles, ralentir la respiration, toucher un objet rassurant ou contacter une personne de confiance.
Ces gestes ne remplacent pas un accompagnement, mais ils peuvent aider à traverser un moment intense. Il est aussi important d’éviter de forcer la personne à raconter son histoire si elle n’est pas prête.
Quand demander de l’aide
Il est important de demander de l’aide lorsque les souvenirs, les réactions corporelles, l’évitement ou l’insécurité nuisent au sommeil, aux relations, au travail, à la parentalité ou au quotidien.
L’aide peut soutenir la reconstruction d’un sentiment de sécurité, une étape à la fois.
Comment REFLEXION peut vous soutenir
REFLEXION offre un espace sécurisant pour parler des impacts du traumatisme, comprendre les réactions et identifier des stratégies adaptées.
Demander de l’aide ne veut pas dire revivre tout d’un coup. Cela peut commencer par retrouver un peu de stabilité.
À retenir
Le traumatisme peut faire réagir le présent comme si le passé était encore là.
Avec du soutien, il est possible d’apprendre
à reconnaître les déclencheurs,
à apaiser l’alarme
et à reconstruire un sentiment de sécurité.
Sources
- REFLEXION - Services de mieux-être: https://www.reflexion.ca/
- 9-8-8 : Ligne d’aide en cas de crise de suicide: https://988.ca/fr
- Gouvernement du Canada - À propos des traumatismes et du TSPT: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/sujets/sante-mentale-et-bien-etre/etat-stress-post-traumatique/a-propos-tspt.html
- ACSM - Trouble de stress post-traumatique: https://cmha.ca/fr/brochure/trouble-de-stress-post-traumatique-tspt/





Commentaires