top of page

Prévenir les excès et gérer les dépendances pendant les Fêtes

  • Steve Fillion
  • 28 nov. 2025
  • 3 min de lecture


Pourquoi ce sujet est important en période de Fêtes

Les Fêtes — souvent synonymes de retrouvailles, de célébrations, de traditions — peuvent aussi être une période délicate pour la santé mentale et les habitudes de consommation.

Pour plusieurs personnes, le stress, la pression sociale, la nostalgie ou la solitude alimentent l’envie de consommer davantage (alcool, tabac, sucreries, etc.).

Or, une consommation accrue — même temporaire — peut aggraver l’anxiété, la fatigue mentale, les troubles du sommeil ou l’humeur.


Le problème, c’est que dans le tourbillon des Fêtes, les excès peuvent s’installer sans qu’on les remarque. D’où l’importance d’un regard conscient, préventif.


Ce que dit la recherche

  • Le guide Canadian Centre on Substance Use and Addiction (CCSA) rappelle que « moins on consomme, moins on prend de risques ». Chaque réduction, même modeste, réduit les dommages possibles liés à l’alcool.

  • L’alcool, consommé de façon excessive ou fréquente, peut perturber l’équilibre des neurotransmetteurs dans le cerveau et contribuer à l’anxiété, à la dépression ou à la détresse mentale.

  • Pendant les Fêtes, les habitudes festives — soirées, pression sociale, bouleversement des routines — augmentent les risques de consommation excessive.


Stratégies concrètes pour prévenir les excès

Voici des pistes pratiques (et non moralisatrices) pour traverser les Fêtes sans sacrifier sa santé mentale :

1. Connaître ses limites et planifier

Avant une fête ou un rassemblement : décider à l’avance ce que tu acceptes — et ce que tu refuses. Ex. : « Je me limite à 2 verres ce soir », ou « J’alterne avec de l’eau/petit encas », ou « Ce soir, je choisis de ne pas boire ».

2. Offrir une alternative concrète

Quand les autres proposent un verre, proposer une boisson sans alcool (eau, soda, mocktail maison). Selon un guide de réduction des risques, ça aide à limiter l’alcool tout en restant dans le groupe. Cela a aussi l’avantage de conserver une présence pleine : tu vis la fête, mais à ton propre rythme.

3. Programmer des journées “sobres” ou “doux”

Intégrer dans l’agenda plusieurs journées sans alcool ou sans “excès” : sport, nature, lecture, appel à un·e ami·e, marche en forêt, moment de repos. Ces pauses permettent au système nerveux de se recaler.

4. Être attentif·ve aux déclencheurs internes et externes

Fatigue, stress, nostalgie, pression sociale, isolement : ce sont des facteurs qui augmentent le risque de glisser vers l’excès. Prévenir en identifiant ces déclencheurs et en activant des alternatives : respiration, marche, musique, contact avec des proches, parler de ses émotions.

5. Mettre des mots sur ce qu’on ressent

Souvent, l’alcool ou d'autres substances servent à “adoucir” l’anxiété, la tristesse, l’ennui ou la solitude. Les reconnaître — “je me sens stressé·e/triste/fatig­u·e” — aide à rester conscient·e et à choisir une autre forme d’apaisement.

6. S’informer — repères de consommation et risques

Selon le CCSA, l’alcool au-delà de certains seuils augmente les risques pour la santé (physique et mentale). Rappel utile : « moins c’est mieux » — surtout si on enchaîne des journées occupées, du stress, des nuits courtes.

7. Chercher du soutien si besoin — anonymement ou en communauté

Si tu sens que ça devient difficile, que l’envie est trop forte, que la consommation glisse vers un modèle répétitif, il existe des ressources d’aide (écoutes téléphoniques, groupes de soutien, intervenants communautaires). La honte ou la peur n’ont pas leur place devant la santé mentale.


🎄 Quelques pistes “Fêtes + bienveillance”

  • Proposer des activités festives sans alcool : soirée jeux de société, sortie en nature, atelier cuisine, marche en raquettes, soirée film.

  • Faire un “calendrier du mieux-être” : chaque jour, une petite action pour le bien-être (hydratation, contact avec un proche, pause silence, gratitude, respiration, etc.).

  • Encourager la vérité bienveillante : dire à des proches, dès le départ, tes choix (ex. « Ce soir je préfère une boisson sans alcool »). Ça peut désamorcer la pression sociale.

  • Rappeler que prendre soin de soi, c’est un cadeau — à soi et aux autres.


Les Fêtes ne sont pas un passage obligé d’excès. Elles peuvent être l’occasion de se reconnecter, de ralentir, de célébrer autrement — avec conscience et respect pour soi.

Gérer les tensions, repérer les tentations, choisir ses limites, demander de l’aide quand c’est nécessaire : c’est ça, le vrai cadeau qu’on peut se faire.


Ressources :

Commentaires


bottom of page