top of page

Démence, vieillissement ou santé mentale : comment faire la différence ?

  • Steve Fillion
  • 3 août
  • 3 min de lecture

Note : ce texte ne remplace pas une évaluation professionnelle, un avis médical ou un avis juridique. Pour les situations de danger immédiat, composer le 9-1-1.


Quand un proche âgé change, il est normal de s’inquiéter. Oublis plus fréquents, humeur différente, isolement, négligence ou confusion peuvent soulever beaucoup de questions. Est-ce le vieillissement normal ? Une dépression ? Un début de démence ? Une réaction à une perte ?

Il n’est pas toujours possible de faire la différence seul. Plusieurs signes peuvent se ressembler, et une évaluation professionnelle peut aider à comprendre ce qui se passe. L’important est d’observer sans juger et de demander du soutien lorsque les changements deviennent préoccupants.



Vieillir ne veut pas dire tout perdre

Le vieillissement peut amener certains changements :

  • une mémoire un peu moins rapide,

  • plus de fatigue,

  • un besoin de routine ou un rythme différent.


Mais il ne faut pas attribuer automatiquement tous les changements au vieillissement.

Une personne âgée qui devient très triste, confuse, anxieuse, irritable ou désorientée ne fait pas simplement “son âge”. Quelque chose peut demander de l’attention : santé physique, douleur, médicament, dépression, isolement, deuil, trouble cognitif ou autre facteur.


Oublis occasionnels ou signes préoccupants

Il arrive à tout le monde d’oublier un nom, de chercher ses clés ou de perdre le fil d’une conversation. Ce qui devient plus préoccupant, c’est lorsque les oublis nuisent au quotidien : se perdre dans un endroit familier, oublier de payer des factures, répéter souvent la même question, avoir de la difficulté à suivre une recette connue ou oublier des rendez-vous importants.


D’autres signes peuvent apparaître :

  • changement d’humeur ou de personnalité,

  • retrait social,

  • perte d’initiative,

  • négligence de l’hygiène,

  • difficulté à gérer l’argent,

  • confusion avec les dates ou les lieux,

  • ou soupçons inhabituels envers les proches.


Dépression chez les personnes âgées : un visage parfois différent

La dépression chez une personne âgée peut parfois être confondue avec la démence ou avec le vieillissement. Elle peut se manifester par de la fatigue, de l’irritabilité, une perte d’intérêt, un ralentissement, des plaintes physiques, une baisse de concentration ou un retrait.

C’est pourquoi il est important de ne pas conclure trop vite. Une personne qui semble perdre son élan, se désintéresser de ses activités ou s’isoler mérite d’être écoutée et évaluée avec respect.



Le rôle des proches aidants

Les proches sont souvent les premiers à remarquer les changements.

Notez les faits concrets : depuis quand les changements sont-ils présents ? À quel moment apparaissent-ils ? Qu’est-ce qui s’est détérioré ? Est-ce que la personne est en sécurité à la maison ?


Évitez de confronter ou d’humilier la personne. Préférez des phrases simples : « J’ai remarqué certains changements et je m’inquiète pour toi. » ou « On pourrait en parler à quelqu’un pour comprendre ce qui se passe. »


Quand demander de l’aide

Demandez de l’aide si les changements durent, s’aggravent, nuisent à la sécurité, créent beaucoup de détresse ou épuisent le proche aidant. Une évaluation peut aider à identifier les causes possibles et à orienter la famille vers les bonnes ressources.

Si la personne parle de suicide, semble en danger immédiat ou devient très confuse soudainement, il faut agir rapidement : composez le 9-1-1 en cas de danger immédiat ou utilisez le 9-8-8 si des idées suicidaires sont présentes.


Comment REFLEXION peut vous soutenir

REFLEXION peut offrir un espace pour parler des inquiétudes, accompagner la personne ou ses proches, et aider à identifier les prochaines étapes. Demander de l’aide tôt peut alléger le poids porté par la famille et permettre d’agir avec plus de clarté.


À retenir

Oublier un détail ne veut pas dire avoir une démence. Mais des changements marqués, persistants ou inquiétants méritent d’être pris au sérieux. Observer, documenter, parler et demander de l’aide sont des gestes de protection.


Sources consultées

- REFLEXION - Services de mieux-être: https://www.reflexion.ca/

- 9-8-8 : Ligne d’aide en cas de crise de suicide: https://988.ca/fr


Commentaires


bottom of page