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Gestion du temps et organisation personnelle pour réduire l’anxiété

  • Steve Fillion
  • 28 nov. 2025
  • 2 min de lecture

L’anxiété n’est pas que dans la tête : elle se loge aussi dans le corps, dans les pensées et dans le temps. Quand le cerveau voit un horaire flou, trop chargé ou imprévisible, il sonne l’alarme. L’organisation personnelle n’est donc pas une question de performance… mais de santé mentale.

Pourquoi le désordre temporel augmente l’anxiété

Notre cerveau aime savoir à quoi s’attendre. Quand il y a trop de tâches et pas assez de clarté, le système nerveux interprète cela comme une menace.

Résultat :

  • ruminations,

  • difficulté à dormir,

  • impression de courir après sa journée.



Quelques mécanismes simples entrent en jeu :

  • Charge mentale : porter les “à-faire” dans sa tête augmente la pression interne.

  • Brouillard décisionnel : plus il y a de choix à faire, plus le cerveau se fatigue.

  • Manque de récupération : sans pauses prévues, l’épuisement émotionnel guette.

Rien d’étonnant à se sentir submergé.e.

Stratégies simples pour retrouver de l’espace dans sa tête

1. Planifier… mais avec douceur

Une liste courte, pas un parchemin infini. Choisir 3 priorités par jour. Ce qui dépasse, c’est un bonus — pas un échec.

2. Associer une tâche à un moment

Au lieu de penser “il faudrait que je…”, préciser quand. Ex.: « Mardi soir, je fais l’épicerie ». Le cerveau se détend quand les tâches ont une place dans le calendrier.

3. Mettre du “blanc” dans l’agenda

Des moments sans obligation. Le repos programmé est du soin préventif, pas de la paresse.

4. Externaliser la mémoire

Écrire, utiliser un calendrier, une application, un tableau familial. Chaque élément placé hors du cerveau diminue l’anxiété.

5. Respirer entre deux étapes

Mini-pause de 30 secondes : inspirer 4 secondes, expirer 6. Ce simple geste calme le système nerveux et clarifie les idées.


Quand l’organisation devient elle-même anxiogène

Si on se sent obligé d’optimiser tout, c’est peut-être le perfectionnisme qui a pris le volant. Dans ce cas, viser le suffisamment bon devient un vrai traitement contre l’anxiété.

Se répéter : « Je suis humain·e. J’avance à mon rythme. »


L’organisation n’est pas un concours. C’est un outil pour reprendre du pouvoir sur son quotidien. On peut demander de l’aide : aux proches, aux collègues, ou à des intervenant·e·s qui connaissent bien la réalité du Nord.

La santé mentale, ce n’est pas faire plus. C’est se donner de la place pour vivre, tout simplement.


Ressources :


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